Hommage…

24 ème, Dernière

 

Les trois coups ont déjà frappé et la pièce est terminée .Le rideau épais rouge carmin se ferme doucement en laissant entrevoir encore ce beau décor naturel qui m’a tant plu ; cette ambiance réceptive à nos désirs.

Je me dirige vers la loge pour féliciter les artistes de cette dernière  représentation .Le metteur en scène et sa femme m’accueille avec l’humilité qui les caractérise, en souriant.

Le maquillage a coulé pendant ces longs mois pour laisser émerger notre beauté véritable ; Notre joie de se retrouver tous ensemble et la peine de cette dernière nous invite à happer ces instants magiques.

Nos vies témoignent de leurs nouvelles authenticité « Pour aller vers toi je vais vers moi ; deux jambes  une pour m’instrospecter l’autre pour marcher vers l’autre.

 Nos vies témoignent  et nous jouons à merveille nos rôles car au fond tous, nous les connaissons par cœur.

Je forme un magnifique groupe avec vous.

Les seules répétitions consistaient à se confronter à soi-même avec courage et témérité ; Le cœur ouvert au fil des mois ils ont joué et grandi, grandi, devant un public béât et pourtant invisible !

Le metteur en scène et sa femme ont cadencé avec tact et finesse comme des métronomes les mouvements, le déplacement, les dictions ; les gestes ; six  mois sont déjà passés avant que le rideau ne se referme silencieusement sur nous.

Nous sommes tous fiers de ce parcours intime et partagé en même temps ; intérieurement  liés.

Le nouvel observateur que je suis devenu se demande déjà, mais comment se sentir seul maintenant ?!

Je croise le  regard de mes partenaires en silence car le silence se suffit à lui-même pour illuminer mes pensées. Chacun a joué son rôle en profitant du talent d’autrui, que des premiers rôles en fait, sans ambition démesurée sauf celle de s’accomplir pour son bonheur, et d’offrir cette beauté à l’univers.

Je tourne les talons machinalement vers la sortie car je dois continuer à ÊTRE avec ma beauté d’âme pour endosser le costume de ce  héros qui m’attend, nul besoin de se mesurer il est déjà à ma taille et j’en suis fier.

Je donne le petit ticket à l’hôtesse du vestiaire, elle me sourit en me saluant une lueur brille dans ses yeux :

«  Mais Monsieur ce costume vous le portez déjà » 

Que mes plus belles pensées vous accompagnent

aCher    

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