L’évasion

Il est un moment  parmi tant d’autres pourtant l’harmonie est parfaite, je goute avec délectation  ce moment jouissif car je sais qu’il est nouveau, aussi nouveau que je ne puisse l’imaginer.

J’ai l’impression désormais de me découvrir encore plus, l’intérieur j’entends pour le reste c’est déjà fait je suis nu, nu face à moi-même.

J’ose m’observer, me regarder comme il se doit comme je le mérite en sorte puisque je m’aime du mieux de mon mieux et c’est tellement beau s’aimer soi-même.

J’ose utiliser ce mot aimer qui sort avec difficulté de mes entrailles et pourtant l’Amour est bien présent au fond de moi .Désormais je chasse en être responsable de sa vie avec le  désir profond d’être heureux et je débusque ces conditionnements tribales qui m’ont empêché d’être moi ; je chasse et je récolte aussi, chaque jour je transforme les  proies en des  cadeaux de l’existence ; magnifiques trophées.  

Je sens mon intention profonde qui me chatouille désormais car elle rit avec moi, elle sait que nous allons devenir alliés ; elle rit aussi car elle va pouvoir exister, blottie et emprisonnée  au creux de mon existence , désormais elle a chaussé ses souliers d’argents pour m’illuminer et me montrer mon pas de danse, ma grandeur.

Je suis prêt à enfanter cette richesse, juste encore un peu dans le brouillard car nul doute que j’ai du talent, nul doute que je suis passionné ; ma nuit de noce avec le silence devrait lever mes derniers doutes ; la future mariée se fait attendre !

Je la sens au fond de moi bien vivante, et pressée tout comme moi de  révéler  au monde l’étendue du miracle ; enfin que je puisse prospérer avec elle et grâce à elle.

 Comme des enfants siamois, inséparables  nous nous chérirons ensemble pour notre plus belle destinée .Oh univers comme tu es grand et généreux, je ne sais comment te remercier de ce don magnifique que je puisse me faire à moi-même !

Que mes plus belles pensées vous accompagnent,

aCher

Noces en silence

Je viens de lire différents articles sur facebook et je suis enchanté par la qualité des témoignages, poignants et sincères ; les émotions et la qualité des mots choisis qui font très souvent résonance en moi.

Comment pouvais-je imaginer que je serai aussi servi  à vous lire et à vous découvrir ?

La grâce d’être nous, nous encourage a être authentiques et a se livrer sans crainte d’un jugement néfaste ; notre ridicule quant bien existerait-il ,ne nous tuera point.

La réalité partagée qui est la nôtre  nous éveille à découvrir notre monde intérieur ; souvent chez les artistes ils parlent de leurs univers.

Pour moi avant cette formation je comprenais intériorité donc je mentalisais et mon monde était réduit à ce que mon subconscient m’autorisait à explorer .Désormais le voyage du héros pour moi c’est justement prendre la main sur mon empreinte mentale, en laissant mon petit égo pédaler  et oser  vivre de nouvelles expériences ; même si je n’ai pas un carré d’As en apparence dans la main gauche, peut-être dans la main droite que sais-je …  pour celui qui aime écrire.

J’aime cette union spirituelle car je me sens porté par la puissance de nos existences à vouloir toutes indubitablement découvrir notre Futur Soi, la même conquête partagée ; mais pour cela il faut braver le silence qui a su nous surprendre…

J’ai décidé après mûre  réflexion que j’allais  organiser ce moment intense de rencontre avec moi-même ;pour savoir déjà  si mon silence est disponible à la date prévue  ,peut être aussi privilégier un moment où il est de bonne humeur .Vous imaginez vous ,un silence acariâtre ?Moi non plutôt attendre et écouter la radio lire ;parler chanter ,écrire et que sais-je encore ?

Attendre que le silence se soit calmé, rien de plus facile en fait !

J’envisage une cérémonie plutôt simple d’ailleurs avec deux témoins mon conscient et mon subconscient, pour faire assoir la fourmi c’est facile, pour l’éléphant beaucoup moins !

Bien je vais les convier pour leur expliquer que j’allais me pacser en attendant de vivre l’expérience car j’ai bon espoir de me marier; le silence et moi on fait bon ménage d’habitude  .De très légères agapes et un weekend prolongé avec mon portable en mode silence ; mon silence à moi il adore cela !

Bien rien ne m’empêche en revanche de choisir un  bel endroit plutôt voué à l’introspection, un monastère par exemple c’est très bien  avec des petites randonnées en solitaire avec une carte dans sa poche  car interdiction de demander son chemin, la soupe du soir servie vers 17h00 me laissant toute liberté pour profiter de  mon silence encore pendant 5 heures avant de m’endormir ; une vraie nuit de noce quoi !

Après une nuit agitée avec mon silence je prendrais ma douche à peine tiède je profiterai de cette ambiance humide pour plonger dans mon imaginaire.

Programme de ma journée, profiter de mon silence et apprendre à l’écouter, dialoguer avec lui aussi car il parle le silence et puis le serrer  dans mes bras pour le sentir me réconforter au point d’être addictif et ivre de  ses bienfaits ; dans ces situations je préfèrerai  me cacher car s’étreindre soi-même peut facilement porter à confusion sur  la santé mentale de l’intéressé ; même en voyage  de noce !

En fait pour finir je me suis posé la question est-il plutôt masculin  ou féminin le silence, j’avoue ne pas savoir cela dépendra bien du dialogue que mon subconscient aura  instauré avec mon conscient ; pour ma part je mise sur le féminin, oui choyer encore plus ma part féminine, ressentir encore plus fort mes émotions, exprimer mes sentiments avec vicissitude, assumer ma sensibilité exacerbée ; la colonne du côté ci  est beaucoup plus remplie, sans nulle doute !

 Et en même temps  je laisserai mon petit égo mouliner comme un hamster dans un  silence de morts!

J’attends  donc le rendez-vous avec hâte et envie, pour découvrir le monde mystérieux qui m’habite depuis si longtemps ; mon âme  d’atlante le connaît déjà.

A vous lire passionnément

aCher    

Hello,

Nous habitons  une petite Ville dynamique, Epinay sur Orge entre ville et campagne à 25 km de Paris.  Nous avons la chance aussi de pouvoir bénéficier d’un espace culture très développé et nous adorons !

Et en rendant service à ma fille à réserver des livres sur le site de la médiathèque je me suis aperçu qu’il organisait un défi d’écriture nommé « A vos plumes  ».

Chacun doit produire un écrit en fonction d’un thème bien précis et les textes seront affichés dans la médiathèque après le confinement .Le temps imparti est de 15 jours pour rendre son écrit.

Je me suis donc focalisé sur ce mini challenge qui correspond à ma DBE.

J’ai commencé à écrire mon histoire, je vous livre le cadre imposé ;il s’agit de commenter le tableau de PAUL GAUGUIN dit Arearea ou joyeusetés .

Le personnage principal : c’est celui qui regarde le tableau

Que s’est-il passé avant cette scène ?

Qui est-il ?

Quel est son lien avec les personnages du tableau?

Que leur veut-il ?

Et bien devinez quoi !

Mon personnage principal a tocqué à ma conscience, il s’agit d’un fantôme  qui va peut-être perdre  tous ses pouvoirs  ou bien ……. les retrouver  en regardant le tableau .

A suivre

aCher

Interlude

Je m’aperçois que peu ont publié cette semaine, y aurait-il un relâchement, un essoufflement, un manque d’intérêt ; nullement, me concernant je publie après l’heure car j’ai besoin d’un  temps supplémentaire pour assimiler la multitude d’informations que cette formation me dissipe et affiner la méthodologie des exercices .J’ai vraiment envie de tous les réaliser en conscience.

Alors il est vérifiable que si je reste  en alerte sur les réseaux sociaux ou autres médias, il est tellement facile de se faire aspirer par l’actualité ; même lors d’une conversation le sujet revient en boucle ; le disque n’est toujours pas rayé ! Oui nous sommes manipulés, oui ils profitent de cela pour voter à l’arrache des lois liberticides,…pour nous faire peur

 Je peux  énumérer la suite et ensuite, quoi penser en conscience alors ?

IL devient véritablement crucial pour moi de faire le choix de ne laisser rentrer en conscience que les pensées que je souhaite .Tel est l’enjeu et cela je le reconnais  n’est pas chose aisée en cette période ,le combat est rude car en plus de filtrer les informations il faut se désintoxiquer de la morosité ambiante.

Je ressens cette période comme un vrai combat avec ma propre conscience qui m’oblige à être vigilant à tous ce qui peut rentrer insidieusement ; le parfait exercice pour appliquer  les savoirs et enseignement de Luc et Françoise avec une difficulté supplémentaire, comme disait Luc lors du Webinaire « l’univers trouve cela trop facile pour nous, il nous a mis une difficulté supplémentaire », j’adore cette conception constructive digne des plus grands !

Et que dire de ma foi ?

Je dirige ma foi tranquillement  parfois je  franchis une ligne blanche  sans me culpabiliser car j’apprends et je laisse ma conscience corriger le cap .Petit à petit je peux accélérer car je prends confiance en moi et changer les vitesses, les lignes blanches deviendront pointillées pour disparaitre ensuite. Je commence à diriger ma vie et apprends à utiliser mon nouveau véhicule leçon après leçon.

Puis parfois des circonstances que j’ai créé ont un joli reflet doré, lumineux ; je suis comblé et cette sensation, cette émotion fait encore plus grandir ma foi car j’ai  réussi ; dans ces instants-là mon âme trépigne de joie d’ailleurs …   Je suis aussi un magnifique serviteur de moi-même !

Aujourd’hui  je pense à ce geyser  divin « La source de tous les bienfaits » qui jaillit  dans nos veines qui nous inondent de son amour majestueux, de sa force invincible, de la  grandeur !

Que risque-t-il  mon futur soi ? de se distraire non, seulement de gouter au  bonheur de pouvoir se réaliser !

aCher

Le Partage de la Semaine 17

Ces derniers temps j’ai entrepris le rangement de mon bureau d’autant que nous avons engagé des travaux de décoration importants dans notre maison  (toutes les pièces en peinture, réaménagement d’une nouvelle chambre pour ma fille, l’atelier de mon épouse et mon bureau, nouveaux agencements du salon …) .L’idée partagé avec le décorateur était de créer des espaces qui soient aérées et  où l’utile et l’esthétique  se combinent harmonieusement.

Nous avons acheté des cartons de déménagement, rempli nos cartons pour débarrasser les pièces et les travaux avaient commencé avant le confinement et depuis bien sûr, l’effet PSCHITT…

J’en  avais profité aussi pour  faire un pacte  avec mon épouse et ma fille sur la nécessité commune de faire un ménage visible entre ce que nous pouvons qualifier d’utile pour tous les jours et le reste souvent stocké qui prends la poussière et nous encombre  l’existence   .

A un moment  ma femme m’a demandé ce que je voulais pour mon anniversaire et je lui ai dit « le plus beau cadeau serait de respecter notre pacte et à la fin des travaux, on fait la fête dans une notre nouvel intérieur ! ».

Je ressentais ce besoin de m’alléger, de nettoyer, de débarrasser et  ranger simplement pour créer un nouveau décor !

Ce but essentiel est en phase totale avec moi puisque je l’avais choisi depuis le début sur ma DBE et j’ai la profonde intuition d’être aussi en phase avec la terre qui a besoin de respirer elle aussi !

Par analogie je ne peux m’empêcher aussi de penser à la lecture de cette semaine de « Vivre dans la Grandeur  »ou il s’agit bien de lâcher la Banane et d’être prêt à relâcher ce dont je n’ai  plus besoin pour recevoir ce que je désire.   

Pourquoi toute cette entrée en matière ?

Dans mon article précédent  j’avais exprimé mes diverses fugues pour au final revenir au point de départ « Pourquoi je n’ai jamais su écouter véritablement  cette petite voix alors qu’elle me parle lancinement avec Amour et Tendresse ?

Plusieurs tentatives déjà  d‘émancipation au conditionnement, s’en aller puis revenir comme un adolescent qui a fait une fugue.

Oui j’ai fugué plusieurs fois persuadé que je vivrais mon idéal ; je n’avais pas les outils ni même le savoir, juste l’envie.

Et hier en rangeant ma bibliothèque pour continuer, j’ai revisité tous les livres que j’ai pu acheter à l’époque en 2004/2005 dans une librairie spécialisée sur la pensée constructive et scientifique ; des livres tous très accessibles .Les auteurs Emmet Fox, K.O Schmidt ,Joêl S.Goldsmith, Dr Emile CADY ,des auteurs des années 50 …Ce sont les  pionniers de la pensée constructive et leurs ouvrages sont tellement d’actualité et de véritables  pépites !J’ai  même retrouvé mes petites fiches cartonnées avec les affirmations !

Toutes les semaines je me rendais dans cette librairie (Ed ASTRA) pour échanger avec MARCO  qui après avoir pris soin de discuter, me conseillait un livre pour me nourrir l’esprit. La lecture de ces ouvrages me faisait découvrir un monde nouveau et planer dans le positivisme. Pendant 6 mois je priais et j’appliquais leurs principes, ma vie a décollé ; par la suite  l’atterrissage a été glissant car je n’avais pas le parachute MASTERMIND, je me suis  rassasié et sans accroche véritable  pour partager…    

Au final justement, je voulais partager cette  longue affirmation avec vous qui à l’époque  apprise par cœur m’avait  beaucoup aidé et soutenu dans ma démarche .Elle est extraite du livre « LE HASARD N’EXISTE PAS »de K.O .SCHMIDT :

« Partout où je vais, le succès m’accompagne. De partout me viennent des appuis. Toutes les bonnes puissances de la vie tendent à assurer mon succès. Sur toutes mes voies, le succès m’attend ; à tout instant, je suis largement ouvert à la force et à la plénitude de la vie, et tout ce qui arrive sert mon ascension.

Rien ne peut empêcher la plénitude de la vie  de se manifester toujours plus à travers moi. Personne ne saurait retenir les forces créatrices de  la vie  qui dirigent mes pas vers des succès toujours plus grands. Je marche avec joie sur le chemin que le Divin me prescrit, vers mon perfectionnement c’est pourquoi j’avance de succès en succès.

L’esprit de vie m’emplit de sa force invincible, et parce que je suis uni à lui, le bonheur et l’abondance m’accompagnent partout où je vais.

Je suis branché sur le courant Divin de la sagesse et de la plénitude, de la puissance et de la richesse, où je puise sans cesse .Je suis heureux et reconnaissant de cette union avec toutes les puissances bienveillantes de la vie, qui m’assurent le succès et la plénitude en toute choses.

Je veux toujours davantage devenir une vivante expression de cette plénitude, non seulement dans mes pensées, mais aussi dans toute ma conduite, en souhaitant à autrui également la même plénitude et en l’aidant à l’atteindre .Je veux devenir toujours plus un canal à travers lequel afflue les richesses de la vie ,le bonheur et le succès pour tous ceux qui ont besoin d’aide . »

Que ces belles pensées vous pénètrent quelque temps…

aCher

Unis vers uni

1) La lecture de cette semaine 16 de   « Vivre dans la Grandeur ».

m’a permis de prendre conscience d’une ambiguïté personnelle.

La phrase « qu’es ce que tu prétends ne pas savoir » a eu un effet miroir sur ma conscience.

Je la ressens probablement aussi du fait de l’impression de la conscience collective sur mon subconscient.

Lire cette phrase au sens interrogatif alors même que je sais  ce qui est bien pour moi depuis des années, m’a interpellé sur ma propre  honnêteté vis-à-vis de moi-même.

Pourquoi je n’ai jamais su écouter véritablement  cette petite voix alors qu’elle me parle lancinement avec Amour et Tendresse ?

Plusieurs tentatives déjà d ‘émancipation au conditionnement, s’en aller puis revenir comme un adolescent qui a fait une fugue.

Oui j’ai fugué plusieurs fois persuadé que je vivrais mon idéal ; je n’avais pas les outils ni même le savoir, juste l’envie.

Cette ignorance est le fruit d’un conditionnement mais aussi de ma propre acceptation du renoncement. Préférer le ciment à l’Or, faut-il être assez fou me dis-je ? 

J’ai le sentiment aujourd’hui que le pire conditionnement qui soit est celui qui oblige à se résigner, à ne plus se permettre de ; à accepter l’inacceptable, ne plus aimer  se regarder dans le miroir ou même pire encore, s’habituer à ne pas s’aimer ! 

Je n’ai pourtant pas envie de me  flageller, ni même me juger, j’ai perdu un peu mais pas tout.

Tout correspondait effectivement depuis longtemps sans que cela me soit avéré, maintenant quand je lis ce paragraphe, tout correspond  « Je connais mon idéal .Il se manifeste car il est bon pour moi, ne prends rien de  précieux aux autres, est fondé sur le service aux autres et représente la source de tous les bienfaits avec respect »

Le petit chuchotement  m’a tarabusqué sans me contraindre, désormais il me donne la force utile pour ôter mes couches de ciment, lentement mais définitivement…

Je polis mon miroir pour faire briller l’or du Bouddha ; j’ai rajouté  à côté du poème du soir cette petite maxime qui me parle tant :

En m’aimant moi-même je permets à ma propre grandeur de se révéler au monde qui m’entoure.

2) « La vie n’a pas de signification, elle a toujours été, et elle sera à jamais »

J’avoue que les premières lectures de cette phrases m’ont dérangé probablement aussi eu égard à mon éducation judéo chrétienne

Il m’a fallu plusieurs introspections et réflexions pour l’accepter car il s’agit là véritablement pour moi de graver ma nouvelle empreinte mentale.

Accepter que la vie est d’une simplicité lumineuse, je possède déjà en moi l’outil originel « l’imagination » pour donner le sens à ma vie et quel sens, celui pour lequel je me suis destiné et que je perçois en écoutant ma petite voix.

Je suis sûr  que cette notion pourrait être enseignée en Grande section de maternelle et que les enfants adoreraient !

L’apprendre par cœur et la pratiquer au quotidien seraient pour eux un enchantement quotidien.

D’ailleurs dans une conférence de Nassim HARAMEIN un enfant lui pose la question :

C’est quand le début de l’univers et c’est quand la fin ?

Après avoir souri à cette question très pertinente, il a reconnu avoir passé plus de quinze jours à accepter le concept que l’univers n’avait pas de début ni de commencement.

Eh bien moi en TOUTE MODESTIE j’ai mis au moins quinze jours  à comprendre que « La vie n’a pas de signification, elle a toujours été, et elle sera à jamais ».  

Je fais partie du grand tout et puisque je suis un enfant de l’univers  mon intériorité est l’univers  et ma vie est éternelle puisque elle a toujours été et elle sera à jamais.

Fantastique compréhension je suis en train de chevaucher l’espace-temps sans m’en apercevoir, j’adore cette sensation ; je voyage a la vitesse de la lumière sans le sentir juste par mon imagination !

Effectivement je deviens  le maître de moi-même, je  chevauche  mon balai pour découvrir  l’intime plaisir d’étreindre la grandeur de cette vie qui m’offre et qui m’offre et encore des atmosphères  des secondes à ressentir l’univers ;Je m’imagine  Uni vers l’unis .

aCher

La mariée est belle…

G

En lisant l’article de Gilles de cette semaine j’ai fait le lien avec le livre « clef de la maitrise « chapitre 12 paragraphes 23 et24.

Ce point m’avait déjà interpellé au point que j’avais évoqué le sujet avec Luc et Françoise en WEBINAIRE ? « tant qu’une cellule cérébrale vibratoire n’a pas été préparé pour la recevoir l’esprit ne peut comprendre une idée totalement neuve « et plus loin « commencez maintenant à créer les cellules cérébrales nécessaires  » .J’aime cette pensée car elle nous oblige à développer notre foi et confiance dans nos exercices en total harmonie avec la loi de la pratique ,et puis comme témoigne Gilles ,un jour la compréhension surgit à notre conscience « Bon DIEU ,mais c’est bien sûr » déclamait le commissaire BOURREL dans les cinq derniers minutes ». Encore une divine histoire…

I

Quelle belle maxime je répète matin et soir « c’est mon imagination qui donne naissance à l’idéal qui devient mon avenir »

Donc je pense puis j’imagine ;l’imagination est donc mon moteur qui me propulse vers mon avenir .En quelque sorte j’expérimente jour après jour ,je crée des choses des situations qui n’existent pas encore mais c’est fantastique !

En fait tous les jours cette maxime me demande de renouer avec mon âme d’enfant ,comme quand j’étais gosse ,je vagabondais dans mes rêves ,place à la fantaisie ,je ne savais rien du monde qui m’entoure .Je me voyais défier des dragons ou des monstres en volant ,avec nulle barrière dans mon esprit .

Moi qui aime la poésie et toutes les images qui surviennent comme des cadeaux je me sens nanti.L’imagination c’est un petit laboratoire pour nos pensées qui nous propulse à travers l’espace temps.

Désormais tous les jours je chéris cette prise de conscience limitée qui me propulse vers l’infini.

R

Je m’interroge maintenant sur la réalité de l’après-formation le 01 Juillet 2020, Vide ou complétude ?

C’est vrai que nous apprenons GRÂCE à Luc et Françoise à devenir des penseurs autonomes expérimentés mais j’aimerai tellement que cela continue :):):)

Clef de la maitrise Chapitre 15 paragraphe 36

« La connaissance ne s’applique pas d’elle même « , »la connaissance non utilisée s’efface de notre esprit » , »la valeur des informations se situe dans l’application du principe « 

Je vais apprendre véritablement à me retrouver confronté à moi même pour continuer à intégrer tous ces principes et faire émerger la substantifique moelle de mon âme.

C’est cela je fais confiance à mon âme qui me connaît mieux et puis mon futur soi est grand déjà il m’attends ,mais quand même.:):):)

A

Je me suis réjoui intérieurement car j’ai lu que la loi de la croissance s’assimilait à la loi de l’amour (Clef de la maitrise Chapitre 15 paragraphe 11),c’est vrai aimer l’autre c’est l’aider à grandir.

Je ne dirai pas que cela est une révélation en tout cas une belle prise de conscience,GRATITUDE .Je comprends aussi mieux pourquoi il faut s’aimer soi même pour aimer les autres et non pas l’inverse ,tout viens de nous !

En m’aidant à grandir intérieurement ,en reconnaissant ma propre grandeur .Je me révèle aux autres et leur permet de m’aimer , c’est simple en fait comme a dit Françoise tout est une question de permission !

En m’aimant moi même je permets à ma propre grandeur de se révéler au monde qui m’entoure .

Tiens je vais peut être rajouter cette maxime sur ma fiche!

F

Françoise a écrit un magnifique article(et Christophe aussi :):):)) sur ce qu’elle ressentait en observant le feu,choisir la focale de son esprit ,actualité ou bien son propre monde intérieur .

Cette image de feu m’a beaucoup touché car j’ai remarqué que le feu porte en nous une signification profonde et active nos mémoires ancestrales .J’avoue être fasciné souvent par les flammes ,détourner le regard et puis toujours y revenir.

Cet article m’a beaucoup touché et me parle intensément :Chaque instant est une question de choix ,en conscience :Tu restes fasciné par l’extérieur ou bien tu alimentes ton propre feu intérieur ? voir ou chérir ? Merci et GRATITUDE

E

Créer un endroit meilleur comme le dit MICKAEL JACKSON dans cette magnifique chanson postée par Mireille,Merci pour cette belle émotion !

L’endroit ;retrouver le plus bel endroit de 1ère classe et à l’endroit mais oui bien sûr ! Nous participons tous par nos gratitudes ,nos AMP ,nos pensées,notre imagination,notre enthousiasme à créer ce monde meilleur .

Aujourd’hui il s’agit bien de se tourner vers l’envers du décor et le mieux .

Il n’existe pas de gens ordinaires,sublimons nous!

Hommage à la divine SOURCE

Avancer avec la source toujours présente

à chaque instant écouter sa voix

Grande et petite à la fois

tout dépend bien de ton soi

Parcourir le chemin guidé d’emblée

à l’écoute du moi véritable

libéré de ma voix tyrannique

J’avance à petit pas ,pas petit et plus grand,et suivant ,et suivant …

Je ne sais quoi et si seulement

Doucement l’éternité me prend

pour ne plus me quitter lâchement

Ouf cri de soulagement…je prends

Comme un magnifique ruissellement, envahi par ton signe

J’aime me laisser surprendre à ta vigueur  naissante

La source  fièrement, ondulant comme un cygne

Mon intériorité charmée s’incline évanescent

Désormais ta présence est si forte, mon bonheur si fragile

Comme un chat qui se frotte,  inspirant le désir

Mon être subtil ronronne pour vivre ce plaisir

Tes gouttes délicates  d’une douceur sans fil

Ton écoulement  si doux me  provoque un émoi

Nous voilà maintenant en harmonie à trois  

La partition est fine et ton courant déjà

Le chant est unanime, la foi d’étreindre SOI

Nos énergies naviguent drainant mes origines

Le petit ru s’endort, un rêve l’envahit

Un torrent dans mon corps une cascade pour ma vie

Pour mon âme à l’horizon lointain , un lac se dessine

aCher

Sur le fil…

Ce soir je suis déterminé, j’ai pris ma décision ; je vais annoncer à cet ex-ami très cher qui m’a aidé à me construire durant toute ma vie que je le quittais pour un adieu, un vrai cette fois!

Je vais lui dire que je l’aime et que je l’aimerai toujours car sans lui je ne serai pas cette personne, je vais lui parler comme à mon confident de toujours, celui qui m’a permis de tenir et de me forger un mental de combattant et un cœur généreux.

Mais depuis lors, une nouvelle amie, mon âme s’est invitée subtilement à moi.

 « Je pense à tout ce que vous êtes » m’a-t-elle avouée ! Elle me le répète souvent maintenant avec cette envie de grandir avec moi ! Elle n’habite plus en étage mais avec moi désormais.

A 56 ans je me suis engagé vers ce passage ; la voie de l’accomplissement. Ce  chemin scintille dans ma conscience comme pour me dire d’y aller de m’y jeter.

Promis cette fois je ne ferai pas le vœu d’Ulysse de résister à cet appel car ces sirènes-là,  sont bienveillantes et  me tendent déjà les bras, je le sens !

Je prendrai mon « petit égo »dans mes bras pour lui prouver ma reconnaissance éternelle et le serrerai très fort pour le remercier de m’avoir laissé me découvrir lentement depuis 13 semaines et plus. Je lui rappellerai aussi que durant toute notre vie qu’il y a déjà eu moult tentatives d’émancipation auparavant, cette fois ci c’est la bonne !

Ces derniers temps j’ai bien remarqué qu’il était contrarié, qu’il ne comprenait pas ma démarche, il se sentait délaissé ; souvent il me susurrait à l’oreille d’arrêter tous ces simagrées et ces formes de couleurs que l’empreinte était déjà plus belle avec plus de couleurs .Il me plombait en brandissant son arme coupable pendant plusieurs heures, m’obligeant  à ruminer mes  pensées, remords regrets et que sais-je encore, le catalogue est fourni en la matière !

Je l’ai démasqué cet ami très cher je le connais mieux que quiconque il cherche à garder le contrôle de mon esprit pour assurer sa survie .Je n’oserai jamais lui dire en face que tout cela n’est qu’illusion car je le respecte trop cet ancien compagnon, il m’a aidé à  bâtir mon mental et je ne veux pas le blesser et surtout pas lui avouer qu’il est démasqué.

J’ai compris et j’éprouve pourtant un sentiment immense de reconnaissance pour lui.

Ce soir je tourne la page lui ai-je dit je pars à la rencontre de mon futur soi .C’est mon âme qui me l’a présenté, elle a eu  raison de lui accorder une telle importance.  Nous avons conversé ensemble et j’ai eu tout de suite  envie de lui ressembler tellement il est ENTHOUSIASTE unique et parait-il, m’a-t-elle dit  je lui ressemble déjà un peu.

Je tourne la clef de mon mental pour le saluer une dernière fois, croiser son regard et  le saluer avec un ultime respect.

Froid et distant, blessé  Il use de sa dernière arme.

« Je t’empêcherai d’y aller tout est gravé et tu sais où ; tous les deux on est inséparables »

 Je le regardais fixement et après quelques secondes je souris avec empathie pourtant  touché par cette amertume :

«  Et puis tout ça c’est bien normal en fait » me  dis-je, pourtant  j’aurais préféré que nous nous quittions autrement, plus dignement.

Je  fis un signe d’adieu des yeux à « mon petit égo »qui remuait mon mental, regroupait ses troupes et s’activait pour sa bataille.

Consciemment indifférent, j’avais décidé de me focaliser sur mes plus belles pensées,  celles que je partageais à 100 % avec mon futur soi : Rien pas même une armée ne peut arrêter une idée dont le temps est venu. Mon temps est venu.

Je  m’engageais serein  sur mon chemin.

Aussitôt  mon « petit égo »  couru à pensées déployées  dans ma tête et jetait ses dernières épines dans mon mental, une activité normale en quelque sorte …

« De toute façon tu ne pourras jamais franchir le ravin que j’ai mis en travers de ta route »

Interpellé  je compris l’importance du moment qui m’attendais ; une épreuve avec moi-même, le duel ultime : Le  combat contre soi-même

Mouché mais encore bien déterminé je lui répliquais :

« Tu le sais pourtant si  bien, le seul combat qui vaille est le combat contre soi-même, donc je continue »

Cette réplique avait soulagé mon mental car elle me renforçait dans mon courage, la peur s’était dissipée quelque peu malgré le stress de découvrir l’épreuve qui m’attendait.

Après un long virage j’aperçus l’épreuve, un obstacle  qui peut vous empêcher d’approcher de quelques mètres  tellement il est impressionnant ; Un ravin de plus de 100 mètres  de largeur et sa   profondeur se dressait devant moi comme  un vide incommensurable.

Mon cœur palpitait et tapait  comme un sourd dans mon thorax.

Affolé mon « petit égo » refit surface et usant d’une nouvelle stratégie me parla doucement cette fois, il me dit d’une voie empruntée :

« Tu vois  faisons demi-tour et retrouvons  notre vieille amie, l’empreinte  » 

Je secouais la tête brutalement pour dire NON comme un chien qui s’acharne sur un jouet. Tel Ulysse encordé à son mat ; arracher cette pensée épineuse de mon mental  et empêcher d’écouter cette voix.

« Sors de là lui dis – je, sors de là  je le fais maintenant, je peux y aller ».

Simultanément une petite voix silencieuse et complice, clandestinement  me susurra :

« Vas y le temps est venu, rien ne peut t’arrêter  je suis avec toi vas-y t’es déjà initié tu t’entraines depuis des semaines  fais-moi confiance,»

Secrètement  rassuré je levais la tête pour accueillir cette pensée lumineuse qui surgit de mon esprit  tant elle était à propos : l’imagination est le seul vrai pont vers l’ENTHOUSIASME

Je compris en une fraction de secondes la concordance de de cette maxime avec l’instant que je vivais. 

Je m’engageais dans ce vide sidéral avec un courage surnaturellement exacerbé comme si je devais y donner ma vie.

La lueur apparut,  je vis ce fil doré se déployer sous mes pieds, je sentis cet invisible balancier dans le creux de mes mains encore moites qui m’aidait à me découvrir en présence. Je franchis les premiers mètres avec prudence émerveillé par une telle performance, c’était prodigieux je glissais  sur ce fil et avançais déjà vers l’autre rive à pas de géant .Mon esprit était relaxé, je savourais cet instant de vérité avec moi-même ; « une éternité » me dis-je.

J’apercevais déjà  sur l’autre rive une ombre ENTHOUSIASTE se dessiner distinctement en me tendant les bras, « mon futur soi, mais c’est mon futur soi !».

Je franchis les derniers mètres avec allégresse sur coussins d’airs, excité.

Enlacés l’un à l’autre je sentis cette force fabuleuse me parcourir et l’énergie d’une pensée m’envahir « j’‘ai eu le courage j’ai réussis, j’existe vraiment alors ? »

Quelques secondes après je ne pus m’empêcher de tourner la tête derrière moi ; j’’aperçus au loin un petit nuage de fumée noire se dissiper ; Mon « petit égo » avait retrouvé sa plus belle amie, l’illusion.

Je souris tendrement à mon futur soi avec l’immense joie de pouvoir vivre dans sa GRANDEUR.

aCher

Leçon N° 13 : Initié à DESCENDRE

Les deux hommes venaient de franchir le dernier col enchantés d’avoir pu partager cette expérience unique accolés l’un à l’autre, sans même se toucher.

J’entendais  le souffle de ma respiration s’accélérer et mon cœur battre la chamade, le buste penché en avant ,j’arpentais et fixait le sol  .Mon guide respirait calmement en mâchouillant les dernières petites feuilles de Maca et prenais encore le temps d’observer, de me parler des grands oiseaux dans le ciel souvent imaginaires ou pas d’ailleurs, des plantes  qui nous entouraient et de leurs magnifiques vertus  médicinales .Il était né dans cette vallée du Népal , MANASLU, tellement hostile au premier abord ,son visage buriné laissait poindre deux yeux clairs lumineux .Lui-même était un guérisseur né ,la connaissance il la tenait des anciens qui lorsqu’il était jeune enfant l’avaient fait cheminer à dos d’âne pendant des mois à travers  les montagnes et vallées de cette région ;à quinze ans à peine il avait acquis un savoir immense et sacré , le savoir de ses ancêtres.

Son imaginaire était souvent fantasque il s’agenouillait devant vous et vous cueillait doucement comme une fleur et vous invitait au voyage en sa compagnie dans un nouveau monde .les kilomètres avec lui défilaient et les journées aussi !

Voyager avec lui avait été un bonheur absolu tellement sa vie  était riche de sens ; il  irradiait  la sagesse d’un être accompli. Je l’enviais déjà !

Yacine m’avait emmené depuis bientôt trois mois, du camp de base vers ce sommet qui désormais me tendait les mains.

« Yacine, merci c’est fantastique on a réussi  »

Yacine me fixa avec son regard clair pur comme du cristal.

Quelques trois cent derniers mètres encore et je pourrais  pousser mon cri de délivrance, et quel cri !

IL était déjà 17h00  génial nous allions pouvoir dormir au sommet et entamer la descente demain matin ?

« C’est pile poil Yacine on se pose là ce soir et demain on repart »

« Pile poil c’est quoi ? Trop venté, ici viens suis moi  »

Je fus surpris car brusquement Yacine avait accéléré le pas, lui qui était si paisible habituellement. Il s’appuyait sur son bâton en Cèdre car le passage était rocailleux.

Sa mince silhouette efflanquée me faisait penser à cette marionnette qu’il tenait le soir dans sa main  pour égayer nos courtes soirées ; en quelque sorte me raconter sa longue vie, si longue déjà .Il m’inspirait un immense respect.

Je l’aperçus au loin stopper net et me tendre la main pour me faire signe d’accélérer.

« Monte petites marches là, vas-y ‘j’aide  »

Son bras tendu tel une corde de rappel, j’empoignais sa longue et douce main qu’il me tendait fermement.

Je sentis la traction millimétrée de son bras et son fin biceps tendu comme un ressort

« Appuis la » 

Je ne dis mot car je ne comprenais rien à cet empressement et YACINE n’était pas homme à qui l’on s’oppose. Je me laissais guider.

« Regarde pas en bas, fais confiance  » me dit-il, d’un ton  grave.

Je me forçais à fixer l’horizon lointain en me persuadant  que je ne courais aucun risque .Cela dura plusieurs  secondes avant qu’il me dise :

« Marche tout droit, c’est bon. »

Quelques pas encore et encore et je fus alors le témoin magnifique d’un magnifique spectacle.

Je scrutais le ciel déjà depuis de longues minutes …

Mon cœur battait encore  à un rythme effréné, je sentais le sang pulser les  veines de mon visage, la sueur couler et me piquer les yeux, j’étais vivant, bien vivant.

Yacine était déjà assis en tailleur sur cet plateau exigu qui surplombait la vallée et admirait le bal majestueux des couples d’Aigle noirs au fond de l’horizon venus s’accoupler, mêlant leurs ombres à ce coucher de soleil sublime.

Je ne savais pas quoi penser à cet instant car j’étais encore sous le coup de cette émotion de peur  et fasciné par l’instant qui surgissait sous mes yeux

.Le ciel était bleu jaune et le soleil disparaissait derrière cette montage enneigée.  

« Regarde » me dit-il d’un ton ému 

«  ils viennent nicher, le vol tellement beau, le soir au coucher, ils sifflent comme des balles, se laissent tomber et remontent CADEAU POUR TOI, GRAND CADEAU POUR TOI !!  »

Yacine vivait l’harmonie, celle de l’univers, il était lui tout simplement.

La nuit  avait surpris l’instant, le partage avait été délicieux. Yacine sortit silencieusement quelques buches de son sac pour faire un petit feu, nous éclairer et faire chauffer une simple soupe avec quelques quignons de pins. Il rajouta quelques herbes fraiches ramassées  au gré de sa cueillette.

Le temps circulait au présent dans mes veines, les choses naturelles étaient avec moi, de mon côté et  cette sensation d’être vivant, tellement présente!

 La soupe terminée Yacine sortit sa petite marionnette que lui avait confectionnée son  grand-père .Faite solidement en Pashminâ et Khullu, elle arborait encore  un visage joyeux ; elle faisait encore bonne figure malgré son vécu.

Je m’attendais à écouter un petit récit truculent dont il m’avait gratifié tous les soirs de ce long périple .Tous les gestes qu’il mimait avec l’innocence de son cœur d’enfant me touchait au plus profond de moi et me procurait une joie immense ; l’histoire était souvent courte et riche de sens .La nuit devenait délicieusement enchantée, je m’endormais alors comme un enfant rompu par la fatigue.

Magie de l’histoire,

Mais ce soir-là ;

iL inclina sa petite marionnette  devant moi et me dit simplement :

« Merci pour ta confiance, maintenant toi peux voyager seul »

Sa petite marionnette à mes pieds  avait gonflé ses biceps et le regard apaisant  de YACINE me fit grand effet.

Je ne pu m’empêcher de m’exclamer de rire, nos  regards complices se croisèrent, mon rire grave résonnait en écho dans la vallée.

« AHHAHAHAHAHAH »    « AHHAHAHAHAHAH »

Il répéta :« Tu peux voyager seul, suivre ce petit chemin par la demain » 

« Mais pourquoi on n’a pas pris ce chemin pour arriver ici ? » 

A cet instant Il me prit la main :

« Merci ! toi ici avec moi j’ai senti dans ta main, toi me tenir tout à l’heure, c’était initiation, pour tester confiance en moi, tu peux voyager seul maintenant  et regarder  nature,  étoiles, souviens toi  mes petits récits les soirs, toi initié maintenant, toi initié»

Je ne savais plus quoi penser, je n’osai même plus insister ; il plaisante il ne va pas me laisser seul ici quand même !

En même temps mon esprit galopait je me remémorais en boucle tous ces petits récits qu’il m’avait raconté avec sa petite marionnette :

 Zut et pour trouver de l’eau, se protéger de la chaleur, observer le ciel, les plantes au nord, au sud, cueillir du Maca et quoi d’autres encore…

YACINE était déjà allongé sur sa couverture à côté de moi, sa marionnette assise contre lui comme un petit ange gardien.

Je me sentais  m’assoupir,  j’imaginais déjà son ombre se détendre et partir en chemin. Sans réaction je plongeai dans un profond sommeil, mon angoisse endolorie par la fatigue.

Ce matin-là le premier rayon du soleil me caressa la joue chaleureusement, je devais me lever.

Tiens bizarre ou est mon guide et ami ; YACINE, YACINE criais je !

L’écho ne tarda pas et résonna en boucle dans me oreilles .Je scrutai l’horizon à 360 °,  comme un fou.

Non il n’a pas fait ça ; trente  mètres plus loin je m’arrêtais sur un sac tissé avec son prénom, je m’agenouillais. A l’intérieur quelques vivres, une boussole un petit manuel des plantes, une gourde, quelques cartes et enfoui dans son grand mouchoir coloré sa petite marionnette.

Agenouillé puis assis je ne pus m’empêcher d’esquisser un rictus.

Je pris la marionnette entre mes mains, la palpa pour mieux la sentir ; son corps ses jambes, ses cheveux, désormais il m’appartenait de la faire respirer, de la faire vivre.

Sa destinée m’était liée  comme ma vie à cent pour cent !       

Naturellement je pris le temps de savourer ce don magnifique que YACINE m’avait offert. Grandeur, Dignité, confiance, Amour, ces sentiments mêlés et touché par ce geste pur je ressentais une immense joie, un bonheur incommensurable !

 Le soleil chauffait désormais Je me levais serein, la parade  amoureuse d’aigles noirs sillonnait encore le ciel je ne pus m’empêcher de crier «  YACINE je t’aime YACCINE, YAAYCCCINE MERCIII YACCINE, je t’aime ».

 Je tournais sur moi comme dans un manège à me couper le souffle tout net.

 Plusieurs minutes passèrent, mon sac en bandoulière  je pris le petit chemin qu’il avait pris soin de me montrer, tellement confiant en l’avenir, j’entamais ma DESCENTE.

Chargé de son  savoir Amoureux,  il m’avait tout légué durant ces trois mois  à sa manière avec ces petits récits, ces petits contes ; lentement à petites doses sans m’en apercevoir ; il m’accompagnait désormais.

J’entamais ma DESCENTE connecté au plus profond de moi-même, le regard malgré tout tourné vers l’horizon ; je me dis à moi-même :

« Et puis j’ai la petite marionnette elle saura bien retrouver le chemin elle ! »

            aCher

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