La scène se déroule dans les bureaux de France INTER le matin à 6h50 .Les studios sont tapis de moquette rouge et l’atmosphère ouatée .Je pénètre dans un SAS de sécurité et je découvre le couloir d’accès aux différentes studios ; quelle chance je pénètre enfin dans ma radio favorite ! Je découvre enfin le revers de cet univers magique. Ce matin il faisait très froid -2 ou -3 C et je me retrouve dans cet aquarium rouge sans poisson, et sans fenêtre ! Le ciel était bleu clair ce matin et PARIS endormi. Arrivé à 6 heures du matin de ma banlieue j’ai pu profiter du réveil silencieux de cette ville que j’aime tant.
Je pénètre dans le studio vers 7h00 avec un café offert par Ali BADOU en personne ,mon interviewer qui m’a tellement sollicité pour que je puisse raconter cette nouvelle tranche de vie extraordinaire .Il se comporte comme si j’étais une personnalité convoitée ,les techniciens ,les hôtesses viennent me serrer la main. Mais qui suis-je donc pour susciter autant d’égards ?
Je suis pourtant venu en tenue décontracté moi qui suis si esthète et attentif à mon apparence, je commence à regretter cette tenue, je troquerai bien ce jean et cette chemise contre ma belle veste en pure laine bleu nuit et cette chemise assortie bleu ciel, celle qui me donne tant d’éclats.
Les éclats sont dans les yeux d’Ali Badou qui me fait signe de le rejoindre dans la petite pièce accolée au studio ou nos discussions seront plus intimistes.
-Acher, je vais vous expliquer comment cela va se passer, ce n’est pas ma tranche horaire et pourtant je suis là, je ne suis pas un lève tôt et vous m’avez imposé cet horaire!
Acher leva la tête vers la grande pendule rouge électronique un peu confus ; 28 février 2025 7h22 plus exactement
Intérieurement déjà sa langue devait susurrer « et puis zut alors»
« D’accord répondit-il d’un ton assuré »
-Comme je vous ai expliqué, j’ai besoin de vous interviewer sur cette transformation que vous avez réussi à engager dans votre vie, je vais retranscrire vos propos ensuite dans un article de journal, le premier sera surement Le nouvel OBS, vous connaissez ?
-« Oui bien sûr, mes parents sont des fidèles lecteurs depuis des décennies ».
-Mais je veux garder la primeur car votre roman trilogie est devenu un best-seller en quelques semaines, difficile de se le procurer encore…
J’ai cru comprendre que vous ce mode d’édition participatif et collaboratif vous tenait à cœur ?
« Oui bien sûr sans vouloir échapper aux circuits habituels de l’édition j’ai voulu impliquer des proches, des amis qui ont aimé la trilogie de devenir de véritables ambassadeurs de ce petit, Sourire…
Désormais nous sommes tous liés par cette magnifique aventure. Les résultats sont bien là aussi car c’est une histoire collective et tellement humaine. Et puis je voulais m’assurer que ce roman trilogie avait aussi une valeur à leurs yeux ; c’est bien eux qui me connaissent le mieux, non ? »
-Bien rentrons dans le studio voulez-vous, les personnes vous attendent avec impatience !
Acher se déplia doucement et déployant ses jambes pour pénétrer dans le studio.
-Bien, Acher passons aux choses sérieuses, vos révélations, maintenant fini le suspense ! Mais votre vie, c’est incroyable ! Livrez nous votre secret, comment êtes-vous arrivé à faire tout cela ?
Acher esquissa un sourire complice .Un long silence le transperça comme si il ne savait pas par où commencer, comme si cet idéal de vie était encore magique ou bien un simple rêve.
Acher commença à m’exprimer l’importance de la pensée et son parcours spirituel pendant de longues années .Son esprit de recherche perpétuellement actif et à l’affût de nouveaux savoirs, son attirance pour la connaissance supérieure comme il l’appelle ; celle qui devrait être enseigné aux enfants dès leur plus jeune âge.
Puis sa longue errance avec le groupe GIN qui déployait les savoirs de la conscience, son attirance pour les livres de développement personnel Tony Robbins ? Zig Ziglar, Dale Carnegie Napoléon Hill, et j’en passe …oui il s’en passe des années avant quoi, oui quoi ?
Enfin il finit par avouer qu’il avait suivi une formation de 6 mois en 2020 avec deux mentors de la pensée ; une formation qui condensait tous les savoirs et donnait l’accès à la compréhension claire des interactions entre le subconscient et le conscient .Des exercices accompagnait cet enseignement et venait graver un nouveau subconscient dans lequel nous pouvions sceller nos nouvelles intentions et idéaux sans aucune LIMITATION ! Insista-il d’un ton grave, le regard vif et sa main droite accentuant cette expression.
-Alors dites-moi lui demandais je impatient et haletant ?
Voilà il commença à m’évoquer sa carrière professionnelle brillante d’entrepreneur, très jeune diplômé Expert, puis conseil pour une compagnie d’assurance. Il enchaînait les réussites sans se soucier de sa profonde existence. Puis subrepticement dit-il « J’ai commencé à dérailler, ce genre de burn out non avoué ou bien gardé au chaud de peur que ça ne brûle.
J’étais totalement démotivé, je cherchais plus de sens à ma vie, mais toujours aveuglé par le fait de ne pas savoir ce que je désirais. Un cri intérieur a fini par surgir « A l’aide », La scène intériorisée était poignante d’émotions !
J’ai vendu ma belle affaire sur un coup de tête me dit-il en me regardant dans les yeux. J’ai suivi un instinct et repris les études ; une licence de droit pour être agent immobilier à Paris pendant 5 ans ; oui dit-il un instinct égotique mais pas mon intuition !
« Je crois que je n’ai jamais été aussi anxieux pour une activité professionnelle que pendant ces cinq ans. Ma naïveté s’est révélé au grand jour mais peut-être pas au final car je me suis découvert aimer aider les autres. J’ai réussi à accompagner les personnes qui me faisaient confiance et je recevais d’énormes compliments des clients ».
Pourtant à la fin j’étais revenu au point de départ, je cherche autre chose, s’exclama-t-il !
Lorsqu’ il a commencé cette formation en JANVIER 2020 un exercice consistait à écrire ses buts essentiels et les déclamer seul à voix haute.
Il a commencé à écrire des articles sur son blog et à y prendre gout tellement cela lui faisait du bien avant même que cela devienne ensuite un besoin .Le sentiment étrange de s’abandonner à son monde intérieur dont il savourait la magnificence jour après jour ,semaines après semaines.
Combien de temps cela va durer cet état de grâce ? Combien de jours me reste-il avec ce plaisir intense et jouissif de chercher les mots justes ? S’est-il posé la question ?
En définitive pour l’éternité m’a-t-il avoué secrètement.
Je lui ai demandé comment il trouvait les mots justes, les phrases pour nous faire vibrer avec autant d’émotions ? Une métaphore surgit dans son esprit; Comme en appuyant sur un tube dentifrice vous amorcez et cela sort plus qu’il n’en faut me dit-il en souriant.
Vous imaginez maintenant le bonheur de vivre à cet instant ? me dit-il un rictus dans les yeux.
Un peu gêné j’acquiesçais mais je me suis senti bête car j’avais bien compris que son imaginaire cavalait devant lui et qu’il voyageait en sa compagnie dans son monde intérieur. Il n’était jamais seul !
Je ne pus m’empêcher de penser à mon tube dentifrice de ce matin sur lequel encore embrumé, j’avais dû appuyer comme un fou pour faire sortir une pâte difforme et sèche bien loin d’un imaginaire fertile…
Je compris à cet instant, à mes dépens, que la lecture de ses romans m’avait terriblement plus car je vivais une véritable scène de film et je devenais acteur sans même savoir jouer ; une sorte d’envoutement enchanteresse.
Il a fini par me dire aussi que son choix de mode d’édition ressemblait profondément à sa devise qu’il l’accompagnait encore dans cette aventure. Sa devise me dit-il : « J’entraine les autres à croire en moi car je crois en eux et en moi-même ; je me répétais cette maxime en boucle dans les moments cruciaux pour moi ».
Et puis il ne voulait pas se frotter aux dictats des intérêts financiers de certaines maison d’éditions ni échanger avec des avis partisans qui se plaisaient dans leurs habitudes confortables ou leurs conformismes du « éditables ».
Il a préféré surprendre et anticiper certaines situations désagréables, en fait grâce à sa nouvelle empreinte mentale il a réussi à braver ce qui auparavant aurait lui-même qualifié d’impossible !
La bascule a opéré quand après avoir édité 500 exemplaires du premier roman avec le financement des 21 personnes ; le stock s’est écoulé en moins d’une semaine .Tout le monde avait contribué à sa parution et le bouche à oreille avait fait le reste ; cela a fonctionné magnifiquement bien et immédiatement la demande s’est accrue comme une trainée de poudre pour finalement ne plus s’interrompre ; la source a jaillit.
« La véritable victoire est de me sentir plus naturel que jamais, habité par la lumière qui vit, la lumière qui est ! »
Emu me dit-il « La victoire suprême ; le seul combat qui vaille est celui contre soi-même ».
Je le regardais tellement impressionné moi-même par ce courage et cette transformation humaine réussie .Depuis lors il se sent apprécié pour ce qu’il est comme il le pressentait et désormais se lève le matin tel un Zébulon pour vivre son voyage du héros.
Depuis me confia-t-il « j’entretiens cette transformation tous les jours par des petits exercices ou bien des lectures pour rester connecté .Désormais je contrôle mes pensées à 100 % et suis le créateur de ma vie »
Je le relançai à cet instant avide d’autres récits aussi truculents ;
Eh bien dites-moi mais comment avez-vous fait pour le reste ?vos autres réussites?
« Ah oui depuis bien longtemps 2022 du reste, vous voulez dire ma grande forme physique, ma santé parfaite, ma joie de vivre mon art du rangement, les placements financiers ; eh bien de la même manière en manifestant mes intentions, je vous l’ai dis-je contrôle mes pensées à 100 % et je crée mon environnement ».
Je voulais aussi savoir comment il avait opéré pour réaliser cet album de 21 photographies argentiques N/B tellement magnifiques .Je lui montrais alors l’exemplaire que je gardais précieusement près de moi ou au fond de ma bibliothèque.
Comment faites-vous pour réaliser de telles photographies lui demandais je ?
J’étais convaincu avec cette question de susciter en lui une forte émotion.
Il me regarda et me répondit après plusieurs secondes : « Sincèrement je sais pas » Je l’ai cru immédiatement.
ll m’expliqua ensuite que la photographie ne se pensait pas, qu’il la vivait et imaginais déjà le cliché avant qu’il ait déclenché ou mieux encore qu’il ressentait déjà l’émotion qu’il éprouvera en la regardant.
Au fond de moi je ne voulais pas lui avouer mon admiration pourtant je voulais en savoir plus.
« Ce choix de 21 photos en en noir et blanc et en argentique alors lui demandais-je »
Il m’expliqua que cette surconsommation de photos et cette façon de faire des photos à tous va créait une habitude qui faisait en définitive que les personnes ne se rendait même plus compte qu’elles prenaient des photos, si, me rajouta-t-il des photos alimentaires pour nourrir des besoins formées dans le subconscient,quelquefois sans vraiment les regarder ensuite .Cette vision ne lui appartenait plus!
Lui aimait l’argentique car vous ne maitrisez que peu de choses.
« Vous devez tourner autour du sujet et attendre la bonne lumière ,le sujet s’offre à votre regard, il vous reste ensuite à profiter de cette chance unique de déclencher. Le noir et blanc aussi pour le contraste et la finesse des contours. J’aime le risque aussi de louper, de me remettre en question, la photo c’est aussi pour moi un miroir de soi-même me dit-il encore !
La photo reflète votre état intérieur, ce que vous êtes en mesure de voir à l’instant ou vous déclenchez, me dit-il en souriant !
La photo est réussie me dit-il quand à chaque fois que vous la regardez-vous ne voyez jamais la même chose, c’est fantastique non ? Me demanda-t-il ? »
Et ce scarabée en macro comment faites-vous pour le rendre aussi réel et vivant ?
« J’ai répondu à l’appel de la nature et de la beauté qui nous entoure au quotidien, toutes les choses magnifiques auxquelles on tourne le dos sans le savoir.
J’ai voulu aussi prouver la beauté d’un simple insecte et l’absence de jugement qui nous embellis nous-même ,et au plus profond de notre cœur aussi. Cet insecte j’y pense souvent quand je veux porter un jugement sur une personne, je le remercie pour sa beauté plutôt, c’est bien aussi l’absence d’opinion sur les autres , non ? conclu-t-il »
Au fond de moi je le remerciais pour cette franchise qui résonnait fort en moi comme journaliste .
Sur un tout autre sujet vous m’avez expliqué être arrivé par la gare Montparnasse je crois ; Vous vivez dans l’ouest de la France ?
Il m’expliqua qu’il vivait encore en Banlieue parisienne car sa fille encore jeune étudiait encore et qu’il attendait de connaitre la suite pour se décider définitivement .Ils avaient acquis lui et sa femme un terrain de 900 m² près de Pornic en Loire atlantique .Ce terrain il l’avait visualisé pendant de années ;vue fantastique sur la mer ,proche du centre-ville ,dans un petit hameau de fermiers .Un jour en se promenant avec son épouse , il m’a expliqué avoir découvert un accès caché vers une crique magnifique .Il a persévéré et lui un apparu un cadre idyllique ,il s’est même frotté les yeux en m’en parlant .Il voulait construire une maison en bois totalement intégré dans le paysage et cherchais un terrain pour y recevoir sa famille ,ses proches et amis. Il a exploré l’endroit et a rencontrer un fermier sur le chemin qui rentrait ses bêtes.
Alors ils ont engagé la conversation pour finalement échanger longuement et diner ensemble ensuite.
En définitive ils sont devenus rapidement amis et se sont vite appréciés.
La femme du fermier était malheureusement malade et le seul plaisir qui lui restait consistait à contempler la mer de sa cuisine.
Plus tard M.NAVARAUD le fermier avait besoin d’argent ,il lui a donc proposé de séparer le terrain et de lui vendre la parcelle de 900 m² qui donnait sur la mer sous condition que la future construction n’empêcherait pas la vue sur la mer pour sa femme .L’affaire a été conclue rapidement et à un prix intéressant puisque que le terrain n’était pas constructible à l’époque. Il l’est devenue en 2024 du fait des nouveaux aménagements et malheureusement le fermier depuis est veuf , ils ont quand même respecté l’engagement tenu pour son épouse .M.NAVARAUD est devenue un proche et il va leur céder la petite maison d’habitation accolée à peine à 150 mètres de la mer.
Acher m’a expliqué qu’il a trouvé l’architecte idéal pour son projet de maison en bois et que les travaux de construction ont commencé, ils veulent installer la géothermie et un puit canadien pour rendre l’installation économe. Son architecte adore les jardins comme Acher d’ailleurs et ils ont intégré la maison dans le paysage comme si elle avait toujours été là.
Reste 4 petites dépendances magnifiques au bout du jardin aménagées pour recevoir des amis ou bien se faire un atelier pour travailler le bois.
D’ailleurs Jean NAVARAUD vit avec eux quand ils sont là.
Cela lui a redonné un coup de fouet malgré ses 80 ans .Il veille sur la propriété comme avant sur ses bêtes dit-il. Acher est ravi et l’a baptisé « mon ange Gardien ».
Son amour de la pêche à pied, du jardinage et du rangement va pouvoir être contenté conclu-t-il.
Et puis bien sûr ravi aussi pour sa femme qu’il a soutenue, encouragée pour qu’elle puisse devenir cette artiste peintre reconnue.
Désormais elle vit de son art petitement à peu près 1500 € /mois m’expliqua-t-il mais elle se sent tellement valorisée et beaucoup de gens la sollicite pour discuter ou comprendre son monde à elle .Elle est très heureuse car elle ne cherchait pas la notoriété mais plutôt de vivre son art .Acher lui a aménagé un petit atelier dans une des dépendances, quelquefois elle y dort même tellement elle s’y sent bien.
Bientôt 9 heures 30, ALI BADOU n’avait pas pu se détacher une minute de ce récit passionnant, il ne pouvait finir l’interview sans évoquer la joie qu’Acher ressent depuis des années à accompagner ses parents dans leurs fins de vie et à être présent auprès d’eux pour les rassurer.
Acher me regarda d’un air complice :
« Mais pour vous raconter tout cela, c’est encore trop tôt ! S’exclama-t-il »
Ali BADOU posa son bloc note et raccompagna Acher vers la sortie en communion avec l’émotion qu’il avait ressenti pendant cette interview et dont il allait devoir se séparer.
Acher le salua dignement et ressentis cette fierté Herculéenne de se dire qu’il avait enfin trouvé « le sens de sa vie ».